Pan à la note ! Panote ...
– Pourquoi les professeurs mettent-ils des notes à leurs élèves ?
– Pourquoi, alors qu’aucun texte légal ne leur en fait une obligation, qu’ils ne risquent donc pas de sanctions pécuniaires s’ils s’en défont ?
– Pourquoi, alors que la note ne fait pas apprendre et qu’elle fait perdre du temps ?
– Pourquoi, alors que les parents ne peuvent rien faire avec le verdict (… votre fille a 5 – ou elle a 15 - sur 20 en chimie) puisqu’ils ignorent comment le professeur est passé d’une analyse multidimensionnelle de la prestation à une note unidimensionnelle ?
– Pourquoi, alors qu’en outre, les parents ignorent comment le professeur a fait apprendre en amont, ou le professeur a appris à noter, ce qui l’anime ? Quels paramètres relationnels entrent en jeu dans ce jeu unilatéral ?
– Pourquoi noter, enfin, alors que professeurs et parents ignorent les ressorts psychiques de l’élève soumis au questionnement ?
Charles Pepinster
Articles les plus récents
-
4 avril 2009
La crise économique sans précédent que nous vivons actuellement doit nous pousser Í penser l’école autrement. Si nous sommes poussés, nous pousserons les politiques ! Merci pour votre attention.
Au nom du Groupe Belge d’Éducation Nouvelle, L. Guillaume et J.-F. Manil initient un mouvement d’interpellations citoyennes au sujet de l’épreuve commune obligatoire de fin de 6e primaire :
“Nous souhaitons que vous fassiez parvenir un maximum d’envois aux responsables politiques mentionnés (…)
-
14 décembre 2008
Si l’école genevoise actuelle a des notes, un bulletin, des évaluations trimestrielles et des évaluations de fin de cycles, c’est essentiellement pour répondre Í un besoin de communication : la note est claire, juste, efficace, dit-on, même si on peut en douter. Alors que veut-on de plus ? des moyennes, des couperets et des traquenards pour piéger les élèves ? Cela ne sert pas Í les former, peut-être Í les instruire du fait que seuls les meilleurs s’en sortiront, que la compétition a du (…)
-
13 décembre 2008
Dans les “bulletins” remis quatre fois l’an aux parents, nous avions fait évoluer le concept d’évaluation formative en l’inscrivant dans une logique de communication avec les familles ; en cohérence avec les méthodes d’enseignement et les valeurs prÍ´nées dans notre projet d’implantation. L’objectif de ce bulletin, que nous avions rebaptisé “dossier d’évolution” , n’étant pas de hiérarchiser les enfants entre eux, nous avions décortiqué les différents prescrits de la loi permettant aux (…)
-
27 novembre 2008
Les acteurs qui ont saisi la relative inefficacité et les effets pervers du redoublement ont proposé d’y renoncer, de lui substituer une pédagogie plus différenciée et des cycles d’apprentissage pluriannuels. Ce renoncement ne fait pas l’unanimité, il est contesté au nom du réalisme – ce serait la seule réponse raisonnable Í l’hétérogénéité – ou du maintien des exigences, la suppression du redoublement étant censée entraÍ®ner une “baisse du niveau” .
À l’origine du redoublement, il y a (…)
-
27 novembre 2008
La note scolaire a bien du mal Í se faire oublier semble-t-il et les conflits autour de sa réapparition, ici et lÍ dans les débats que suscitent les réformes scolaires, comme c’est le cas Í Genève, témoigne de croyances qui lui sont attachées, peut-être aussi d’ignorances Í propos des recherches effectuées, il y a déjÍ une bonne quinzaine d’années, ainsi que de ses rapport avec le redoublement.
La note scolaire : entre compétition et obscurantisme
Ses enracinements dans des pratiques (…)
-
27 novembre 2008
« L’homme est la mesure de toutes choses. » Protagoras
« Il y a une hiérarchie jusque dans l’infamie. » Jules Barbey d’Aurevilly
L’école a raison de vouloir évaluer lucidement les acquis des élèves. A-t-elle les moyens de les mesurer comme on mesure une température ou un poids ? On n’en finit pas de critiquer la note scolaire et de la conserver. Les débats acharnés que suscite toute tentative de réforme du système d’évaluation témoignent de la prégnance des croyances attachées Í la (…)
-
22 novembre 2008
Extrait du livre "Cultures adolescentes" (sous la direction de David Le Breton)
Si l’école ne supporte plus les “ados”, il fut, pourtant, un temps, pas si lointain, o๠elle s’accommodait parfaitement des adolescents, pourvu qu’ils soient, tout à la fois, intégrés et révoltés. (...) A cet égard, Mai 68 marque non point le début mais la fin d’une époque : depuis quarante ans, le modèle “intégré/révolté” n’en finit pas de perdre du terrain au profit d’un autre, aujourd’hui très largement (…)
-
17 octobre 2008
« Le mesurage de l’humain détourne l’école de sa mission. » Charles Pepinster
Formule difficile Í encaisser Í l’heure o͹ fleurissent les discours et les pratiques d’évaluation en tous genres. O͹ il n’est de démarche, projet, séquence, activité de quelque nature qu’elle soit qui ne comporte de volet “évaluation” largement développé. Quand le processus d’évaluation devient même - Í´ perfection - l’armature, l’épine dorsale autour de laquelle on construit l’activité elle-même. Quand (…)
-
15 octobre 2008
Le métier d’élève a son salaire au mérite : c’est la note. Comment motiver les travailleurs, comment signifier leur valeur, et comment en informer les parents si l’on ne peut pas quantifier la qualité de leur travail et de leur conduite au travail ? Il est difficile, aujourd’hui, d’imaginer une école sans note. Pourtant, la note est comme l’école : une “idée folle” qu’il a bien fallu inventer, et qui peut encore évoluer.
Claparède ne voulait pas une école de la mesure, mais une école sur (…)
-
14 octobre 2008
Faut-il être pour ou contre le débat « pour ou contre les notes » ? D’un côté, on se dit que l’essentiel n’est pas là. Que la différence entre « 3, 4, 5, 6 », « A, B, C, D », « assez bien, bien, très bien » ou « très satisfaisant, satisfaisant, peu satisfaisant » ne vaut pas une guerre. Que le monde vit des conflits plus graves. Et qu’il n’y a décidément que la Suisse pour charger le peuple de légiférer sur la pêche à la ligne, les alambics et les livrets scolaires des enfants. Mais on sent (…)