Pan à la note ! Panote ...
– Pourquoi les professeurs mettent-ils des notes à leurs élèves ?
– Pourquoi, alors qu’aucun texte légal ne leur en fait une obligation, qu’ils ne risquent donc pas de sanctions pécuniaires s’ils s’en défont ?
– Pourquoi, alors que la note ne fait pas apprendre et qu’elle fait perdre du temps ?
– Pourquoi, alors que les parents ne peuvent rien faire avec le verdict (… votre fille a 5 – ou elle a 15 - sur 20 en chimie) puisqu’ils ignorent comment le professeur est passé d’une analyse multidimensionnelle de la prestation à une note unidimensionnelle ?
– Pourquoi, alors qu’en outre, les parents ignorent comment le professeur a fait apprendre en amont, ou le professeur a appris à noter, ce qui l’anime ? Quels paramètres relationnels entrent en jeu dans ce jeu unilatéral ?
– Pourquoi noter, enfin, alors que professeurs et parents ignorent les ressorts psychiques de l’élève soumis au questionnement ?
Charles Pepinster
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28 novembre 2013
La tyrannie de la note
Elle est partout la manie de coller un nombre, par nature unidimensionnel, sur une activité complexe. Il suffit de regarder la télévision o͹, rien qu’avec la mode des concours culinaires, touristiques ou artistiques on distribue continuellement des bons et des mauvais points.
Omniprésent et insidieux, le chiffrage imprègne peu Í peu les mentalités individuelles puis collectives, il finit par aller de soi… comme un véritable cheval de Troie du consumérisme.
La (…)
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27 septembre 2013
Le blog de l’amie scolaire : Questions de profs. Blog d’Eveline Charmeux
Retirer de la classe tout ce qui pourrait aider les élèves.
Cette admirable injonction fait partie des consignes de passation des évaluations nationales CE1 en 2011. On pouvait la ré-entendre dans le documentaire réalisé par Marina Julienne cette année-lÍ et intitulé : "L’école Í bout de souffle" (http://playtv.fr/programme-tv/194733/l%27ecole-a-bout-de-souffle/) que la chaÍ®ne LCP a diffusé aujourd’hui. Un (…)
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1er mai 2013
"Tout le monde est un génie. Mais si vous jugez un poisson sur ses capacités Í grimper Í un arbre...
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13 janvier 2013
janvier 2013 Tous les profs d’une école secondaire de Seattle (Etats-Unis) décident de boycotter désormais tous les examens nationaux standardisés. "Ces examens sont nocifs pour les étudiants et c’est une perte de temps et d’argent, disent-ils."
Voir l’article, les commentaires, les réactions...
L’article est en anglais.
En voici une traduction automatique (Google chrome) : ce n’est pas très français mais ça permet, d’un coup d’oeil, de se faire une idée du contenu.
Pour corriger la (…)
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20 novembre 2012
Publié le 8 octobre 2012 par Anthony Lozac’h
Dans un article intitulé «  La menace des notes », publié dans un ouvrage collectif (L’évaluation, une menace ?, PUF, 2011), Fabrizio Butera, professeur de pyschologie sociale Í l’université de Lausanne, démonte les mythes qui fondent la légitimité de l’évaluation chiffrée dans nos systèmes scolaires. Le chercheur précise bien, faisant la différence avec une évaluation critériée et formative, qu’il entend par note une évaluation normative, la (…)
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18 juillet 2010
Allons sans détour au cœur du problème par deux thèses : 1/ il existe une idéologie de l’évaluation ; 2/ cette idéologie est une des grandes impostures de la dernière décennie. Commençons par la première thèse. Le terme “idéologie” est Í prendre au sens qu’il a acquis depuis Marx : une vision du monde ou, plus modestement, une représentation illusoire qui transforme et même inverse la réalité et qui, pourtant, suscite la croyance ou l’adhésion. La réalité n’est pas ici simplement locale. (…)
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3 juillet 2010
VoilÍ un siècle et demi qu’on évalue les élèves de façon inefficace et arbitraire. Mais il ne faut surtout pas le dire. Les notes sont injustes. Flanquées Í la tête du client, selon l’humeur du capitaine ou la vitesse du vent.
Mauvaise excuse de potache ? Pas du tout. Conclusion de nombreux chercheurs. Et cela ne date pas d’aujourd’hui : « Dès les années 1920, les docimologues ont mis en évidence le manque de fiabilité des notes, leur caractère souvent arbitraire », dit Sylvène Kitabgi, (…)
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28 février 2010
Si on pense qu’apprendre est une obligation morale qui fait devoir de travailler Í l’école, on aboutit logiquement Í considérer l’échec scolaire comme la conséquence d’un défaut moral et, Í la rigueur, d’une défaillance intellectuelle, dont l’individu porte, seul, la responsabilité. Si on pense qu’apprendre est une nécessité sociale et acquérir des savoirs scolaires, un droit, on considérera l’échec comme un dysfonctionnement scolaire, facteur d’injustice Í réparer collectivement.
La (…)
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28 février 2010
Les évaluations nationales en CE2, en sixième, en seconde, puis en CP, sont apparues il y a quelques années. Elles sont remplacées aujourd’hui par des évaluations en début de CE1 et CM2, poursuivies elles-mêmes par des tests de compétences en fin de CE1, CM1, CM2.
Nous avions déjÍ pris position contre cette culture envahissante de l’évaluation ; nous redoutions qu’elle puisse un jour devenir un culte qui étendrait peu Í peu son emprise sur l’Education Nationale. C’est chose faite ! (…)
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28 février 2010
Il n’y a ni notes ni classement dans nos écoles. Et vous regrettez le temps o͹ vos enfants vous revenaient, le soir, avec, en mains, leur tableau de chasse : « J’ai eu trois bons points ! » ... « J’ai gagné deux places... » Mais le “mauvais écolier” , celui qui n’a pas de bon point, ou qui a reculé au classement - et il faut bien qu’il y en ait qui reculent si d’autres avancent - celui-lÍ se cache, dépité et honteux, ou se vante, ou ment, tout comme le chasseur qui s’en revient bredouille (…)